4ème KanKeiko Gasshuku, Haarlem, Pays-Ba

14 au 16 février 2013

Isshin Furan ni, «faire quelque chose de tout cœur»

Cette année, Haarlem a vu trois jours d'entraînement intensif pour environ 25 participants venant de sept pays (Pays-Bas, Allemagne, République tchèque, Hongrie, États-Unis, Belgique et Autriche).

Alors que le début officiel du stage était le samedi matin, un entraînement d'environ sept heures à été organisé pour ceux qui étaient déjà arrivés. La plus grande partie de cet entraînement supplémentaire a été consacrée aux exercices d'Uchi Komi et de Chudan. Pour la pratique du Kenjutsu le vendredi soir, quelques pratiquants d'Aïkido locaux nous ont joint. Le samedi matin a continué avec davantage d'Uchi Komi. Jusqu'à ce moment, les leçons étaient dirigées par Kees Bruggink Sensei.
Il a souligné l'importance de Te-no-Uchi et une bonne compréhension de Hasuji, mais le «fil rouge» était le bon mouvement (dans l'espace et le temps) de la hanche, qui est trop souvent pas bien compris. La plupart d'entre nous l'utilisent encore trop peu ou trop tard.
Un autre point important est la compréhension de Kiri-Otoshi et sa liaison avec la pratique des coupes contre un sabre qui ne bouge pas. Je pense que l'image s'est maintenant incrusté plus clairement dans nos esprits, mais la compréhension réelle échappe encore à la plupart d'entre nous. À mon avis, c'est une chose simple qui n'est pas facile à réaliser et qui doit être pratiquée en permanence sur une longue période pour être vraiment comprise.

Après le déjeuner, l'entraînement a été déménagé à un plus grand dojo et Fred Quant Sensei a pu nous joindre pour le samedi après-midi et le dimanche matin. Avec Kees, il nous a guidé à travers les trois premières séries à sa manière déjà bien connue.
Chaque série a commencé avec un Embu de tous les Kata, suivi d'une explication des points importants en groupes de trois. Après la formation des paires et l'entraînement de ces Kata, nous avons eu la chance de poser des questions. Seuls quelques idées fausses ont dû être éclaircies. Il semble que les connaissances ont déjà été bien transmises. Cependant, réaliser tout cela en pratique est néanmoins encore difficile.
Les 20 dernières minutes ont été consacrées à des exercices pour les trois premiers Kata de Kage.

Le dimanche après-midi, le groupe a été séparé en fonction des différents niveaux. Wil a pris soin des élèves les moins avancés, tandis que les autres ont pu faire des exercices sélectionnés ainsi que les Kata de Kage et finalement Okuden.

Le thème du stage - faire quelque chose de tout cœur - a été le fil conducteur tout au long du week-end. Kees Sensei a démontré différents aspects et applications. Nous avons pu voir cela lors d'un premier engagement des partenaires dans un kata. Est-ce que nous « croisons tout simplement les armes » dans un geste exempt de sens ou sommes-nous conscients du véritable mouvement et de la menace derrière ce mouvement? Cette prise de conscience va transformer la façon dont l'engagement est effectué.
Toujours dans le cadre de cette devise, Kees a souligné l'importance de regarder attentivement ce qu'Uchidachi fait. Beaucoup d'entre nous agissent encore trop mécaniquement sur la séquence de mouvements. Il nous faut avoir une liaison plus étroite entre Uchidachi et Shidachi. Pour cela, la compréhension d'Uchidachi jouant le « rôle de l'enseignant » est essentiel. Uchidachi doit se donner corps et âme pour aider Shidachi à s'améliorer. Des attaques honnêtes et précises sont nécessaires tout en les exécutant de manière douce adaptées au niveau du partenaire.
Cette double tâche qui semble quelque peu contradictoire est quelque chose que je dois encore travailler plus profondément. La compréhension ne peut venir que progressivement et je suis heureuse que nous trouvons de merveilleux exemples dans nos enseignants.
«Ne pas garder l'esprit d'un débutant» est un obstacle sur le chemin et Kees a abordé ce sujet en nous lançant un défi, c.-à.-d. de réfléchir sur nos réactions aux corrections: Avons-nous un esprit assez ouvert pour les accepter? Sommes-nous en mesure de de nous remettre en question ainsi que nos accomplissements? Est-ce que cela nous dérange si nos points faibles sont mis en évidence devant le groupe?

L'organisation a de nouveau été réalisée par le groupe de Haarlem dans un travail d'équipe: logement chez les individuels pour les hôtes, buffets pour le déjeuner, et le transport. Le détournement de l'attention de l'entraînement et les coûts ont été restreints à un minimum. Je tiens à remercier toutes les personnes impliquées pour nous faire sentir comme chez nous. Comme toujours un grand merci aux Sensei: Fred, Kees et Wil pour leur patience, leur gentillesse et leur effort.

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