Structure d'enseignement de la F.E.J.

Le choix d’un enseignant pour la FEJ est fait par la Commission technique. Le Président de la CT propose un nom et en discute avec les enseignants déjà qualifiés. Bien que le Président ait une voix prépondérante, il tient compte des avis de la Commission technique. Cela peut retarder la promotion d’un enseignant. Dans le but de rester compatible avec la International Jôdô Federation (IJF), la Commission technique de la FEJ soumet sa proposition à l’IJF lors d’un stage international. Un enseignant reconnu par la FEJ l’est ainsi automatiquement par l’IJF.

Ce choix comporte des critères bien définis:

  1. Le candidat doit avoir au moins une dizaine d’année d’entraînement régulier en Jô à son actif.
  2. Sa technique doit avoir un niveau supérieur à la moyenne.
  3. Dans le cas où le candidat pratique d’autres disciplines, l’accent mis sur le Jô doit être évident.
  4. Le candidat est tenu de se soumettre aux décisions techniques de la Commission technique.
  5. Le candidat est tenu à un investissement accru, en particulier en ce qui concerne la participation aux stages d’été, aux stages internationaux, ainsi qu’à des stages ponctuels.
  6. Point important: le candidat doit faire preuve d’une certaine maturité, avoir un contact humain aisé et faire preuve de suffisamment de discipline personnelle pour être crédible.
  7. Finalement, le candidat doit avoir au minimum un grade de nidan dans la FEJ.

Le Président de la Commission technique de la FEJ se réserve le droit de promouvoir au niveau d’enseignant non-officiel des pratiquants ne pouvant remplir les conditions ci-dessus à cause de leurs activités importantes dans une autre discipline. Ce choix est dicté par le fait que ces personnes organisent de nombreux stages et qu’elles sont donc extrêmement bien placées pour promouvoir le style de travail de la FEJ.

Actuellement, ces personnes sont:

Les personnes ci-dessus ont non seulement une expérience solide en Jôdô, mais, de par leur position importante dans d’autres disciplines, ils sont à même de conduire un séminaire de Jô avec suffisamment d’autorité. Elles ne sont toutefois pas autorisées à faire passer des grades au-dessus de Nikyû. En ce qui concerne les détails techniques plus pointus, elles se référeront à un enseignant qualifié.


Chefs de groupe

Dans la situation actuelle, la FEJ ne peut assurer un tournus d’enseignant suffisant pour assurer un enseignement qualifié du Jô dans toutes les régions de la Fédération. Ceci a pour conséquence que les pratiquants isolés qui décident de former un groupe local se voient dans l’obligation d’assurer une certaine forme d’enseignement. Plusieurs cas existent actuellement où des enseignants n’en sont qu’au stade d’Omoté. Ceci est loin d’être une situation idéale, mais elle est préférable à une absence d’activité. Ces enseignants en herbe sont étroitement soutenus par la FEJ et sont encouragés à participer à la majorité des stages avec leurs élèves. Leur tâche n’est pas facile car leur enseignement y est constamment remis en question et, une fois de retour au Dôjô, ils doivent souvent contredire ce qu’ils ont dit la semaine précédente.